Médecine esthétique : FAQ
Qu’est-ce que la Médecine Esthétique ?
La médecine esthétique a débutée aux Etats-Unis dans les années 90 puis très rapidement en Europe et en particulier en France. Cette discipline à complètement explosé avec l’arrivée des traitements anti-rides (collagène, l’acide hyaluronique…) et surtout avec la toxine botulique (Botox).
L’objectif de la médecine esthétique est de ralentir ou de corriger les signes du vieillissement comme les rides, l’affaissement et le creusement du visage par des gestes qui ne sont pas chirurgicaux. Les méthodes qui relèvent de cette médecine sont deux ordre : il s’agit des méthodes de comblements (injections de produits résorbables ou non, de graisse, etc.) et des méthodes de soustraction (peeling, laser-abrasion, micro aspiration) qui ne nécessitent pas d’être faite dans un bloc opératoire. Ces traitements peuvent intervenir avant la chirurgie ou venir la compléter selon le cas. Ce qui est important c’est que tous les produits utilisés pour ces actes relèvent de l’usage médical, c’est-à-dire que seuls des médecins sont habilités à les utiliser. De ce fait tout médecin qu’il soit généraliste ou spécialiste peut s’estimer apte à pratiquer ces interventions. En France, la médecine esthétique n’est pas reconnue comme une spécialité, c’est pourquoi on trouve des médecins généraliste, des gynécologues, des ORL, etc. mais bien sur des chirurgiens plasticien et des dermatologues qui la pratiquent couramment. En revanche, seul le Chirurgien plasticien est capable d'associer les techniques médicales et chirurgicales en connaissance de leurs indications et limites propres.
En bref, Méthodes et techniques de traitement relevant de la médecine esthétique :
- les injections de produits résorbables : ils sont injectés dans le derme afin de gonfler la "cassure" occasionnée par la ride (collagène, acide hyaluronique, etc...).
- les produits non-résorbables : ils sont placés un peu plus profondément afin de combler les creux et donner des volumes. (métacrylates, acrylamides, Goretex, etc...).
- La toxine botulique (Botox) : efface les rides dites d’expression (front, pattes d’oie, glabelle)
- le filling : ou injection de son propre tissu graisseux, réalisant une correction par "auto-greffe".
- le mésolift : des minéraux, vitamines, produits hydratants, suivant le cas, sont injectés sur l’ensemble du visage pour redonner éclat du teint et fermeté des tissus.
- les peelings chimiques : il s’agit de faire peler la peau de tout ou partie du visage par simple application de produit acide.
- les lasers : ils enlèvent la couche superficielle du derme (avec les ridules) et permettent une régénération d’une nouvelle peau sans défaut.
- les peelings mécaniques : la micro-dermabrasion enlève aussi la couche superficielle du derme par projection puissante de cristaux d’alumine.
- Les fils tenseurs : fil d’or et fils russes , ils tentent de retendre la peau relâchée
La medecine esthetique n’est pas une specialité reconnue par le conseil de l’ordre. Il existe depuis peu un DIU (Diplome universitaire) théorique de morphologie et medecine anti-age maiis qui ne presente pas de formation pratique.
La medecine esthétique est donc pratiqueé par tout médecins qui le souhaite sans certitude sur sa formation.
En pratique ce sont les specialistes de la peau qui la pratique le plus couramment et qui sont les plus à même de l'exercer : dermatologues, chirurgiens plasticiens, mais de nombreux medecins generalistes renoncent à la médecine génerale pour pratiquer cette medecine (lire l'article ).
A quel âge peut-on commencer ?
Il n’y pas vraiment d’âge précis pour commencer a avoir recours à la médecine esthétique. Ce que l’on peut dire, c’est que l’indication première est très certainement l’apparition des premiers stigmates du vieillissement, ce qui en général se situe aux alentours de 30/35 ans. Bien évidemment, il s’agit ici d’un âge moyen car tout dépend de l’hérédité familiale et du mode de vie de la personne. Par exemple, dans certaines familles les sillons nasogéniens sont marqués très tôt, une personne qui fume et/ou qui abuse du soleil se ride plus vite qu’une autre qui ne fume pas et qui se protège des rayons Ultra Violets. Même s’il est vrai qu’il existe des traitements simples comme les peelings doux aux acides de fruits le médecin doit toujours identifier la demande de son patient pour pouvoir le conseiller au mieux.
A quelles parties du corps s’adresse cette médecine ?
La médecine esthétique concerne essentiellement le visage, depuis la ridule jusqu’aux sillonx en passant par la ride et le relâchement de la peau.
Les ridules sont les petites cassures de la peau qui apparaissent principalement à l’expression du visage mais qui disparaissent quand le visage est au repos, l’exemple typique est la patte d’oie qui apparaît quand une personne sourit. La ride quant à elle est plus marquée et se voit alors même que le visage est au repos. Quant au sillon c’est un trait bien marqué, bien profond et bien creusé dû le plus souvent à l’aggravation d’une ride mais aussi à l’affaissement des tissus, c’est le cas par exemple pour les sillons naso-géniens qui se trouvent de part et d’autre du nez et qui se trouvent d’autant plus marqués et profond du fait que la joue s’affaisse. La ridule ne peut être comblé mais on peut les estomper par exemple avec de la toxine botulique qui va détendre les muscles contrairement à la ride et au sillon dont c’est l’indication première.
Mais la médecine esthétique peut aussi concernées d’autres parties du corps comme les mains ou le cou sur lesquelles peuvent apparaître des tâches ou qui peuvent se friper en raison du dessèchement de la peau.
Les soins de médecine esthétique peuvent-ils être pris en charge par la Sécurité sociale ?
Non, il n’y a jamais de prise en charge pour tout acte de médecine esthétique contrairement à la chirurgie plastique où certains actes comme la plastie mammaire peuvent donner lieu à une prise en charge quand la demande est réellement justifiée (pas de seins du tout, ou l’inverse une poitrine beaucoup trop importante, hypertrophie).
Dois-je exiger du praticien qu’il me dise quel produit il a utilisé ?
Oui, absolument et c’est d’ailleurs une obligation du praticien de vous prévenir du type de produit qu’il compte utiliser. Cette obligation a pour but d’éviter deux types de problèmes, d’une part, les allergies, par exemple, le collagène qui fut très employé à une certaine époque nécessite toujours une petite injection « test » dans l’avant bras ou derrière l’oreille pour renseigner le médecin sur la réaction de l’organisme, et, d’autre part, surtout d’utiliser des produits incompatibles entre eux qui pourraient donner lieu à des complications ultérieures. Or en pratique on constate que bien souvent les personnes ne savent pas ce qu’on leur injecte ou ce que l’on leur a déjà injecté car elle n’ont pas eu de document et que les explications données étaient insuffisantes ou peu claires.
Par souci de prudence et de sécurité, il est donc peut recommandé d’avoir recours à différents types de produits et il est très important, que vous notiez toujours quelle que part les noms des produits et les dates auxquels ils vous ont été injectés. Ces renseignements seront utiles au médecin pour savoir s’il peut entreprendre sur votre visage tel ou tel acte, ils le renseigneront également sur les possibles complications susceptibles de survenir.
Quelles sont les complications possible de la médecine esthétique ?
Les complications consécutives à un acte de médecine esthétique sont essentiellement locales, c'est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une maladie générale qui viendrait atteindre tout l’organisme mais d’une réaction qui surviendrait au niveau de la partie qui a été traitée . Par ailleurs ces complications dépendent du type de produit utilisé. Il faut distinguer deux types de complications, les précoces et les tardives. La distinction se fait en rapport de l’apparition de la complication. Parmi les complications précoces on citera:
les hématomes ou les ecchymoses ont des suites plus que des complications courantes dû au sang qui s’est échappé des petits vaisseaux qui se trouvent sous la peau. Ils apparaissent notamment si la personne a pris de l’aspirine, ce pourquoi il est toujours important de tenir le médecin au courant des traitements que vous prenez . Si vous êtes sous traitement d’acide salicylique (aspirine) au long cours en raison de problèmes cardio-vasculaires, vous ne devez cependant jamais arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin traitant.
La rougeur se caractérise par aspect rouge de la peau. Quand celle-ci apparaît au point d’injection et ne dure que quelques heures, il ne s’agit pas d’une complication mais d’un effet indésirable, mais si elle persiste au-delà il se peut que se soit le début d’une véritable complication. Il convient de rappeler le médecin et de lui montrer l’aspect de cette rougeur pour qu’il s’assure qu’il ne s’agit pas d’un début d’abcès ou d’autre chose….
la douleur au point d’injection est aussi un effet indésirable courant. Normalement, elle doit disparaître dans les heures qui suivent l’acte. Si elle persistait, vous ne devez pas hésiter à rappeler le médecin car comme pour la rougeur ce peut être le début d’un abcès ou …
l’asymétrie des parties corrigées en raison d’un excès ou d’une insuffisance du produit injecté peut parfois arriver. Là encore, il ne s’agit pas vraiment d’une complication mais plutôt d’un effet indésirable. Quand ce type de problème intervient sur une ride qui n’a pas été assez corrigée, le médecin pourra toujours vous faire une retouche. A l’inverse si c’est une ride qui a été trop comblée le problème est plus ennuyeux surtout si le produit utilisé est un produit non résorbable.
Le risque d’allergie est toujours possible avec tous les produits mais surtout avec le collagene nécessitant un test d’allergie 3 semaines avant l’injection.
Les complications tardives se caractérisent notamment par l’apparition de granulomes, sorte de petits kystes qui peuvent apparaître sous la peau quelques mois voire 2 ans après avoir subi des injections.
Les granulomes sont le résultat d’une réaction de l’organisme qui cherche à éliminer un corps étranger. Cette réaction est une réaction de défense fréquente. Elle suit le même principe que la celui de la piqûre d’un insecte qui laisserait son dard. Quand on se fait piquer par une guêpe, par exemple, si l’on ne prend pas la précaution d’ôter complètement le dard, à l’endroit de la piqûre va se former une petite boule. Avec les injections, c’est exactement la même la chose car le produit étant injecter dans la peau il crée une réaction. Celle-ci peut régresser spontanément ou bien au contrairement et donner lieu au granulome. Les granulomes peuvent apparaître sur tout le trajet où le produit à été injecté. Le problème est très difficile à traiter et sur le plan esthétique c’est en général très gênant car la taille de chaque granulome peut être variable et l’évolution est souvent de mauvais pronostic. Au regard du nombre de personnes injectées cette complications reste rare mais il n’en demeure pas moins qu’elle peut à chaque fois que vous vous faites injecter un produits, et ce quel que soit le produit. Aujourd’hui les laboratoires pharmaceutiques mettent un avertissement dans leur notice, même pour l’acide hyaluronique ! Le mélange de produit est facteur aggravant c’est pourquoi vous devez toujours prévenir le médecin des injections que vous avez déjà pratiquées.
Lorsque des granulomes apparaissent, le médecin essaye d’agir avec des anti-inflammatoires, notamment des corticoïdes, car il s’agit au départ d’un problème inflammatoire locale. Les corticoïdes utilisés sont des corticoïdes dits retard pour que leur action soit lente et qu’ils essayent de ralentir le processus de la réaction. L’inconvénient majeur attaché à ce type de médicaments est que parfois ils font preuve d’une trop grande efficacité ! De ce fait il font bien fondre le kyste mais également la graisse qui se trouve autour de ces kystes. Par ailleurs ils peuvent atrophier la peau. Ce type de traitement ne doit donc être proposé que pour des cas de granulomes importants et rebelles.
Enfin, si ce traitement est impossible à pratiquer parce que la personne est trop réactive, la dernière solution envisageable est le recours à la chirurgie.
Quelles sont les méthodes pour corriger les rides et les ridules?
Aujourd’hui les médecins disposent d’un certains nombre de traitements pour traiter les rides et les ridules. Cela va des injections de produits résorbables ou non résorbable, en passant par la toxine botulique, la pose d’implants comme les fils ou encore les peelings, etc.
Le choix de la technique tient compte de plusieurs critères : d’une part de la zône où se situent les rides que vous souhaitez voire traiter, bas ou haut du visage, de leur profondeur et de l’aspect général de votre peau. Autant dire que chaque personne est un cas particulier et que chaque traitement doit donc être choisi en fonction de ces critères. Chaque ride a donc son traitement spécifique.
Comment traiter les rides du haut du visage ? (toxine botulique)
Les rides de la partie haute du visage sont des rides d'expression dues essentiellement à la contraction des muscles. En effet, l'action des muscles peut causer ou exacerber des cassures cutanées ou des rides au niveau de la face. Les rides classiquement traitées sont :
· Les rides verticales entre les sourcils (rides du lion),
· les rides horizontales du front,
· les rides de la patte d'oie (plis aux coins des yeux)
Pour traiter ce type de rides, votre médecin vous proposera des injections de toxine botulique. Ici il ne s’agit pas de combler les rides mais de les lisser en paralysant ou plutôt en décontractant les muscles responsables des expressions qui les accentuent au fil du temps. L’effet n’est que provisoire et au bout d’une période de 4 à 6 mois.
Qu’est ce que le Botox® ou toxine botulique ?
La toxine botulique est plus connu sous le nom commercial de Botox®, propriété de la compagnie Allergan Inc. Un autre laboratoire, le laboratoire Ipsen fabrique également de la toxine botulique, il s’agit du Dysport®.
La toxine botulique est un agent paralytique neuromusculaire. C'est-à-dire qu’elle paralyse le muscle dans lequel elle a été injectée en empêchant le nerf de « donner l’ordre » au muscle de se contracter. C’est par ce phénomène que la ride disparaît. La toxine botulique est une toxine protéique fabriquée par la bactérie Clostridium botulinum. Ce germe est responsable du botulisme qui est une maladie mortelle..
La toxine botulique se présente en flacon sous forme de poudre. C est un produit très fragile qui doit être conservé au froid, au congélateur, et une fois reconstitué c’est à dire lorsque l’on a mélangé la poudre à du sérum physiologique il doit être gardé au réfrigérateur, sinon il perd toute efficacité.
Le traitement actuel prend seulement quelques minutes, le médecin pique dans le muscle responsable de la ride . Les effets commencent à apparaître entre 3 et 10 jours et sont à leur maximum au quinzième jour après l'injection.
Progressivement, après 4 à 6 mois, les effets diminuent et l'action musculaire réapparaît. Au bout de quelques injections, la contraction musculaire diminue progressivement et les retouches nécessaires deviennent moins importantes et plus espacées. Ainsi, la première année, la fréquence d'injections se situe aux 4-6 mois et diminue progressivement avec l'usage, pour parfois atteindre 12 mois. Toutefois, lorsque les rides deviennent permanentes, la toxine botulique doit être combinée à d’ autres traitements (comblement ou chirurgie).
La toxine botulique est employée en médecine depuis de nombreuses années dans diverses pathologies : dysphonie (problème de voix), spasme faciale, l'hémispasme facial(contractions involontaires du visage), le blépharospasme (paupière qui tombe), le strabisme, le torticolis spasmodique….etc. En esthétique son utilisation remonte plus de 15 ans, d'abord au Canada puis aux USA et en Europe, avec aux Etats-Unis une progression de plus de 1000 % !
En France, le produit est inscrit à la pharmacopée sur la liste des substances vénéneuses et l’AMM (autorisation de mise sur le marché auquel se trouve soumis tout médicament) prévoit que cette substance ne peut être utilisée qu’en milieu hospitalier dans une indication médicale.
En matière d’esthétique, l’AMM n’a été donné qu’à un seul produit le Botox et uniquement pour le traitement des rides du lion. Même si ces injections sont devenues courantes, elles ne sont pour autant pas dépourvues ni d’effets indésirables ni d’aucun danger et ce même si les doses utilisées sont faibles, environ 50 unités.
Parmi les effets indésirables, il faut citées les petits bleus qui peuvent apparaître au lieu des injections, voire une petite infection dans certains cas. Parfois certaines personnes traitées par cette substance se plaignent de maux de tête, de douleurs au niveau du visage, etc. Généralement tous ces désagréments disparaissent dans premiers jours voire quelques semaines la toxine perdant de son efficacité. Le vrai danger surviendrait en cas d’injection d’une dose massive dans des muscles du cou, ce qui heureusement est exceptionnelle. Dans ce cas la personne pourrait souffrir d’une difficulté à respirer, les muscles du système respiratoire pouvant avoir été touchés.
Est-il possible que le traitement échoue ?
Oui et non ! Toutefois il ne faut pas perdre de vue que la toxine botulique n’agit pas immédiatement après l’injection. Son effet n’apparaît qu’au bout de 3 jours voire 15 selon les susceptibilités individuelles, il faut donc faire preuve d’un peu de patience et ne pas se précipiter le soir même sur son miroir, vous n’en seriez qu’inutilement déçu ! Ensuite il est vrai que chez certaines personnes le résultat peut être insuffisant.
Cela peut tenir soit au fait que le médecin n’a pas injecté suffisamment de produit, par exemple, c’est le cas chez les hommes où les muscles du front étant plus puissants que ceux de la femme, il faut injecter une dose plus importante, soit parce que la personne a des rides trop marquées. Dans ce cas le résultat se traduit par une amélioration modeste. Quand les rides sont très marquées la dose peut être augmentée mais ce n’est pas pour autant que le front deviendra complètement lisse.
Enfin, dans de rares cas, on peut assister à une absence totale de réaction à la toxine botulique. Ceci s’explique par le fait que l’organisme développe des anti-corps au produit et bloque alors son action en le détruisant avant qu’il n’ait eu le temps de paralyser le muscle.
Si ces cas sont rares, on les rencontre plus fréquemment chez les personnes qui abusent de ces injections. A force d’être en contact avec la toxine botulique leur organisme réagit en fabriquant des anticorps qui vont détruire la toxine.
Comment traiter les rides du bas du visage ?
Les traitements utilisés pour les rides du bas du visage sont très différents de ceux utilisés pour celles du haut du visage. Ceci tient tout simplement à la nature des rides. Les rides du haut du visage sont des rides d’expression dépendante d’un muscle alors que les rides du bas du visage, même s’il y a une action des muscles, sont avant tout le fait de l’affaissement des tissus dû au processus normal du vieillissement. En vieillissant la peau perd de son élasticité, la teneur en collagène s’amoindrit et les fibroblastes, cellules qui soutiennent le tissu cutané ont une activité qui se réduit. Certains facteurs extérieurs comme les expositions au soleil, les toxiques tels le tabac, l’alcool, une mauvaise alimentation, le stress, etc. ne font qu’accélérer leur apparition.
Les rides et les ridules du bas visages peuvent faire l’objet de différents traitement de comblement tout dépend de l’aspect de la ride, certaines sont plus creusées que d’autres et du cas particulier de chaque personne.
Les rides qui, d’un point de vue esthétique, posent le plus problèmes sont typiquement les sillons naso-géniens (sillons partant des ailes du nez et allant vers le coin des lèvres) et les plis d’amertumes (sillons débutant au coin des levres inferieures). Ces deux zones apparaissent du fait d’ un creusement de la ride qui nécessite d’être rempli pour s’estomper, voire disparaître quand la ride n’est pas trop profonde.
Pour cela le médecin a le choix entre injecter un produit résorbable ou un produit non résorbable.
Les produits résorbables ont un effet qui va s’estomper plus ou moins rapidement. En général, leur efficacité dure entre 6 et 10 mois. L’avantage de ces produits tient au fait que le résultat n’est pas définitif et si la personne n’est pas satisfaite du résultat elle sait qu’il lui suffit de quelques temps pour se retrouver comme avant. Par ailleurs il est possible de faire une retouche si une ride n’a pas était assez comblée.
Les produits non résorbables ont l’avantage d’être définitif mais malgré tout le processus de vieillissement continue et l’effet ne va donc pas rester comme au jour de l’injection.
Une autre technique est celle du "filling" qui consiste à injecter au niveau du visage de la graisse prélevée directement sur la personne sous anesthésie locale. En général, cette graisse est prélevée sur le ventre, ou les cuisse, puis elle est centrifugée avant d'être réinjectée . Elle permet surtout de redonner des volumes (notamment aux pommettes, front, menton) mais aussi de combler les sillons les plus profonds du visage comme les sillons nasogéniens, plis d'amertume, etc. Toutefois cette technique a des inconvénients car il faut en injecter plus que nécessaire car la graisse réinjectée a tendance à fondre.
Enfin quand si les rides et les ridules ne sont que surperficielles, le médecin aura alors recours à d’autres techniques comme les peelings, la dermabrasation et les lasers de resurfacing. Ces actes ont pour objectif de retirer la couche superficielle du derme, marquée par les ridules en créant une brûlure, pour obtenir la régénération d'une nouvelle peau plus nette.
Les traitements des rides du bas du visage:
C’est après avoir examiner l’aspect de votre peau et évaluer l’aspect de vos rides que le médecin déterminera le traitement qui lui semble le plus approprié.
Rides profondes :
- injections de produits résorbables ou non résorbables pratiquées directement dans la ride
- injection de graisse prélevée directement sur la personne pratiquée directement dans la ride
- pose d’implants solides non-résorbables (Gore-tex) : fils ou plaques de tissu synthétique introduit sous la ride
Rides et ridules superficielles
- Peelings,
- Dermabrasion
- Lasers resurfacing
Comment redonner du volume aux lèvres ?
Aujourd’hui on se trouve devant deux types de demandes, d’abord celles des femmes jeunes qui souhaitent augmenter le volume de leurs lèvres pour qu’elles soient plus pulpeuses. En générale ces personnes doivent être freinées dans leur demande car elles souhaitent souvent des lèvres qui font des bouches de canard très inesthétiques. La difficulté dans le travail de l’augmentation du volume des lèvres est d’arriver à une harmonisation entre la lèvre supérieure et la lèvre inférieure, ce qui n’est pas très facile. Il faut arriver à ce que la lèvre supérieure soit un peu plus prononcée que la lèvre inférieure. Dans l’augmentation, il faut distinguer deux choses, l’ourlet de la lèvre qui quand il est légérement augmenté donnant une bouche plus pulpeuse et par ailleurs on peut également augmenter un peu la lèvre rouge qui est la jonction entre la lèvre sèche et la lèvre humide (lèvre qui se trouve à l’intérieur de la bouche).
La deuxième demande concerne les femmes plus âgées qui avec le temps ont souvent une involution de la lèvre qui a tendance à s’affiner. Ce phénomène est également dû au fait que l’os alvéolaire ( l’os des dents) qui est derrière la lèvre fond légèrement avec l’âge. Ici la demande de comblement à un but de rajeunissement.
Pour donner du volume aux lèvres la technique la plus simple est de procéder à des injections avec un produit de comblement mais résorbable !
En effet cette zone est très délicate à travailler car elle est sinueuse et parfois l’aiguille peut être plus profonde ou plus superficielle ce qui peut se voir car le produit est alors susceptible de former une boule. L’utilisation d’un produit non résorbable est donc vraiment à haut risque.
Enfin le silicone qui était avant très largement employé est aujourd’hui interdit en France par crainte de réaction appelée les siliconomes, c'est-à-dire des boules équivalentes à des granulomes formé de silicone.
Le comblement des lèvres est un acte douloureux qui nécessite une anesthésie locale comme celle pratiquée chez le dentiste. Par ailleurs il est plus prudent de faire cette intervention en deux fois car la lèvre est une zone qui gonfle très rapidement. Il est donc difficile de se rendre compte si la lèvre est suffisamment augmentée ou non lors de la première injection car la sur-correction est toujours trés difficile à vivre.
Comment agir sur les ridules qui bordent les lèvres ?
Atténuer les rides qui bordent les lèvres est une demande fréquente qui apparaît au fur et à mesure que les femmes avancent en âge. Il est vrai que ces ridules qui donnent un aspect de « rayons du soleil » entraîne une bouche toute plissée en particulier à l’expression. Cela se remarque particulièrement bien si la femme porte un rouge à lèvre rouge !
Si ces rides sont très marqués et qu’elles s’apparentes davantage à un sillon, il est possible de les traiter par un produit de comblement. Le traitement est délicat car ces sillons étant néanmoins très fins, il faut utiliser des produits d’injections fins qui sont plus difficile à injecter et qui surtout on la particularité de se résorber plus rapidement.
Par ailleurs ces rides n’apparaissant qu’à l’expression de la bouche elles peuvent parfois être très marquées lorsque la personne fait telle ou telle moue, par exemple quand elle siffle, mais elles ne le sont par forcément dans d’autres circonstances par exemple quand elle sourit. De ce fait quand le médecin injecte au repos, il se peut qu’il comble une ride qui dans certaines expressions n’apparaissait pas et qui soudain va se mettre à être visible en faisant un relief. On comprend donc toute la difficulté qui se rattache à ce geste.
L’autre alternative quand les rides sont trop fines pour être injectées c’est d’avoir recours à d’autres traitements comme le peeling, la dermabrasion qui vont « peller » la peau superficielle et atténuer très efficacement ces ridules.










